La préconstruction de demain dépendra de la collaboration et l’interopérabilité

Le cloud, l’interopérabilité logicielle et l’IA marqueront l’avenir de la préconstruction et amélioreront la collaboration, l’efficacité et la durabilité.


La collaboration fluide et la communication ouverte durant la phase de préconstruction s’avèrent décisives pour la réussite d’un projet.

Plusieurs personnes assises autour d’une table de conférence, leurs ordinateurs portables ouverts affichant les plans architecturaux d’un bâtiment.

Jon Holmes

22 décembre 2025

min de lecture
  • Grâce aux outils basés sur le cloud, à l’interopérabilité des logiciels et aux capacités de l’IA pour rationaliser les flux de travail, améliorer la précision et renforcer la collaboration au sein des projets, la transformation numérique est en train de redéfinir la préconstruction.

  • Pour surmonter les défis liés à la communication fragmentée et à la volatilité des coûts, les entreprises du BTP s’appuient sur les technologies connectées qui favorisent efficacité et durabilité.

  • Au fur et à mesure que l’automatisation, l’Internet des objets et la prise de décision basée sur les données s’imposent comme la norme de demain, le secteur AECO se doit d’investir dans l’adoption du numérique et le développement des capacités de son personnel pour assurer son succès sur le long terme.

« Ne rien planifier revient à planifier l’échec. » Cette maxime s’applique particulièrement au secteur du BTP, pour lequel chaque morceau d’acier, chaque planche de bois et chaque heure de travail doit être pris en compte afin d’éviter le gaspillage de temps et de ressources, ainsi que les dépassements de budget. Pour les architectes, ingénieurs et les entreprises de construction qui œuvrent dans un secteur où les besoins du maître d’ouvrage sont nuancés, les matériaux sont onéreux et où les exigences en matière de durabilité sont strictes, la planification est le maître-mot. Les enjeux sont en effet trop importants.

Heureusement, les choses changent dans le secteur AECO. Ce n’est pas un hasard si les cabinets d’architecture et les entreprises du BTP se concentrent et investissent dans le processus qui précède le lancement d’un projet. Désormais,  le succès ou l’échec d’un projet dépendent souvent de ses étapes préliminaires : la phase de préconstruction.

Cette prise de conscience met en avant les améliorations apportées à la préconstruction. Mais quid de l’avenir ? Une planification plus collaborative, plus efficace et plus approfondie permettra-t-elle d’apporter des solutions aux plus grands défis de l’environnement bâti ?

Définition

Dans un bureau, deux hommes travaillent sur des plans de préconstruction devant des ordinateurs portables et un grand écran.
La phase de préconstruction d’un projet regroupe toutes les étapes, de la budgétisation à l’atténuation des risques en passant par la constitution des équipes au développement des relations.

La préconstruction est l’étape cruciale entre la conception et la construction : la concrétisation d’une idée. Une fois la phase de conception terminée et avant le début des travaux, les équipes entament la tâche complexe de matérialisation des concepts architecturaux en plans entièrement réalisables sur le terrain. De l’exactitude des prévisions budgétaires au respect du calendrier, cette phase est déterminante pour la réussite d’un projet, car elle influence tous ces paramètres.

En effet, les architectes définissent l’intention de conception en créant les documents relatifs à la construction qui illustrent l’apparence et le fonctionnement du bâtiment. Les entreprises traduisent ensuite ces plans en maquettes et en processus opérationnels que l’équipe de projet mettra en œuvre sur le terrain. Cependant, la préconstruction ne se limite pas à l’estimation des coûts, à l’approvisionnement en matériaux et à la constitution de l’équipe de construction : cette phase vise également à affiner les concepts, à atténuer les risques et à garantir la réalisation efficace et correcte du projet.

« La préconstruction, c’est la phase de planification d’un projet de construction, à savoir la conception, la budgétisation et l’organisation, mais en réalité, c’est plus une étape où l’on mobilise son équipe, où l’on entretient ses relations et où l’on instaure un climat de confiance afin de mener à bien un projet de construction en collaborant avec le maître d’ouvrage, l’architecte, l’entrepreneur et les sous-traitants », explique Sue Bhattacharjee, directrice de la préconstruction pour la Californie du Nord chez Gilbane Building Company.

« Il arrive que les acteurs changent de casquette entre la préconstruction et la construction, mais la configuration du projet, l’esprit de l’équipe et l’attitude du maître d’ouvrage, de l’architecte et de l’entrepreneur, et son mode de fonctionnement établissent les bases d’une relation à long terme, bonne ou mauvaise. »

Logique de la préconstruction

Si la préconstruction se déroule en coulisses, son impact est crucial. Cette phase va bien au-delà de la planification, car c’est à ce moment précis que les projets se remportent ou se perdent, et que les marges se créent ou se réduisent. Elle est la pierre angulaire de la réussite, permettant aux entreprises d’atténuer les risques, de structurer la procédure d’appel d’offres, de collaborer avec les sous-traitants et d’établir des plannings qui garantissent le bon déroulement des travaux.

Pour les clients comme pour les entreprises, un processus de préconstruction rigoureux présente des avantages indéniables, notamment :

  • La réduction des risques grâce à l’identification précoce des problèmes et des inconnues

  • La clarification de la portée du projet, de la stratégie d’exécution et des prestations

  • La définition de délais réalistes garantissant une planification et un calendrier plus précis

  • L’identification des possibilités de réduction des coûts qui apportent une valeur ajoutée sans compromettre la qualité

En évaluant chaque scénario au préalable, la préconstruction instaure un climat de confiance entre les clients et les entreprises. Des attentes claires permettent d’éviter les surprises et de simplifier la mise en œuvre réussie du projet.

La préconstruction à l’heure actuelle

Au bureau, Sue Bhattacharjee et deux de ses collègues fixent l’écran d’un ordinateur.
Sue Bhattacharjee, directrice de la préconstruction pour la Californie du Nord chez Gilbane Building Company, prône une communication accrue et une collaboration plus fluide pendant cette phase. Crédit : Gilbane Building Company.

En abordant les détails essentiels avant le début des travaux, une préconstruction bien structurée pose les bases de la réussite du projet. Tout commence par une réunion initiale pour définir les objectifs du projet. Vient ensuite la planification approfondie qui affine la conception, estime les coûts et explore les possibilités d’analyse de la valeur à des fins d’optimisation budgétaire. Enfin, la gestion de la portée du projet, l’identification des risques potentiels et l’élaboration de plans d’urgence pour le client et le constructeur permettent d’éviter les imprévus.

En outre, les études de faisabilité concernant le site et la prise en compte des aspects environnementaux sont également essentielles. Si les équipes évaluent la nature du sol, recensent les réseaux existants et déterminent les équipements nécessaires, elles examinent également les options de construction durable et analysent les coûts du cycle de vie. En tenant compte de ces éléments dès le départ, les équipes s’assurent du déroulement plus fluide et plus efficace du chantier, minimisant ainsi les risques de retard et de dépassements de coût.

« Pendant longtemps, on associait la gestion de la préconstruction à plusieurs dénominations : le directeur de projet au sens du développement commercial affûté, l’estimateur qui a du bagout, ou le chef de projet dynamique qui décroche systématiquement des contrats auprès du même client, relate Sue Bhattacharjee. Ces dix dernières années, la fonction de préconstruction a pris de l’importance. À sa tête, on retrouve désormais une classe de directeurs de projet ou d’estimateurs qui, en plus de maîtriser les chiffres, savent les expliquer et peuvent vraiment influencer la conception. »

Selon elle, la reconnaissance croissante de ce rôle va de pair avec l’avancement des innovations dans la préconstruction : « Avec l’essor des contrats de réalisation de projet intégrée et des projets de conception-réalisation dans tous les secteurs aux États-Unis, notre façon de communiquer les devis, les décisions de conception, le calendrier et les tendances budgétaires d’un projet à nos clients est en pleine mutation. Des simples tableurs Excel aux tableaux de bord plus visuels en passant par la création de plannings complexes avec Primavera P6, l’innovation sous toutes ses formes est omniprésente. »

C’est durant la préconstruction que les projets prennent forme sur le plan numérique, avant même le début des travaux. La réalisation simultanée du devis, de la conception et des révisions délaisse les phases rigides au profit d’une approche plus fluide et collaborative. Pour pouvoir affiner les plans en temps réel et s’accorder rapidement sur la portée du projet, les équipes doivent impérativement disposer des bons outils numériques et des flux de travail connectés.

En effet, la collaboration fluide au sein d’un environnement numérique améliore la réussite des projets. Des devis plus précis réduisent les imprévus budgétaires, sans compter que les entreprises et les autres intervenants peuvent soumettre leurs offres et planifier leurs travaux en toute confiance, et effectuer aisément toute modification.

Les défis de la phase de préconstruction

Assise devant un écran de projection, Sue Bhattacharjee discute avec plusieurs hommes dans l’espace commun des bureaux de Formwork Labs.
Sue Bhattacharjee anime une session sur l’innovation chez Formwork Labs. Crédit : Gilbane Building Company.

La préconstruction évolue rapidement, tout comme les défis auxquels les équipes sont confrontées à l’heure actuelle, et l’un des principaux obstacles est la communication fragmentée. Des maîtres d’ouvrage aux sous-traitants, le manque de coordination inhérent au travail en silos des acteurs est synonyme de reprises coûteuses, de dérives des objectifs et de dépassements de budget avant même le début des travaux. Sans compter que l’absence de plateforme de collaboration centralisée entraîne la perte de détails essentiels en cours de route, créant ainsi des inefficacités qui se répercutent sur l’ensemble du cycle de vie du projet.

Un autre problème urgent concerne les restrictions budgétaires et les dépenses imprévisibles. Face à l’inflation, à la fluctuation des prix des matériaux et à la pénurie de main-d’œuvre qui entraînent des frais supplémentaires, les entreprises doivent composer avec un marché de plus en plus instable. Si un devis précis des coûts est essentiel, il n’en reste pas moins que de nombreuses équipes recourent encore à des méthodes obsolètes avec un grand risque d’erreur. Sans prévisions basées sur les données et un suivi des coûts en temps réel, les entreprises risquent de sous-estimer leurs dépenses ou de formuler des promesses irréalistes dans leurs offres.

En outre, la demande croissante en bâtiments durables et à haute efficacité énergétique complique encore la donne. Les clients veulent des conceptions écoénergétiques et respectueuses de l’environnement, mais l’intégration de stratégies de construction durable dans la préconstruction nécessite une planification rigoureuse, une prise de décision en amont et une vision claire des coûts à long terme. Sans les outils adéquats et les compétences requises, il est très difficile de concilier durabilité et contraintes budgétaires.

Pour relever ces défis et rester compétitives, les entreprises doivent passer au numérique, tirer parti des flux de travail connectés et privilégier la collaboration dès le départ.

Sue Bhattacharjee table donc sur le potentiel des produits numériques pour résoudre les deux plus gros problèmes actuels. Le premier concerne la communication. « Durant la préconstruction, il est toujours difficile de communiquer, explique-t-elle. Ce que je dis et ce que vous comprenez sont deux choses différentes. J’espère que l’arrivée sur le marché de nouveaux logiciels de type tableau de bord pour la préconstruction rectifiera les choses, car nous pourrons présenter les informations de manière plus efficace et les clients seront mieux à même de les interpréter. Il est important d’accompagner nos clients dans la bonne prise de décision en leur fournissant les informations qui les intéressent. Grâce à ces tableaux de bord, les deux parties disposeront d’une meilleure vue d’ensemble et pourront poser les bonnes questions afin de prendre des décisions éclairées. »

Le deuxième problème qu’elle constate est la nécessité d’adopter des méthodes numériques pour pallier le manque de normes de données entre les entreprises du BTP. « J’espère que l’IA pourra analyser toutes les données relatives à chacune de nos entreprises et les répertorier de manière cohérente selon un protocole que nous pourrons créer et utiliser. Actuellement, chaque entreprise peine à disposer d’une base de données qui classe correctement les différents éléments d’un devis. Tout comme UniFormat et MasterFormat, j’espère que des normes plus rigoureuses verront le jour afin d’analyser les données entre les entreprises. Ainsi, un même client pourra faire appel à différentes entreprises en toute confiance, tout en ayant une compréhension précise de la portée du projet et du budget si nous travaillons tous avec les mêmes bases. »

« J’espère que l’IA pourra analyser toutes les données relatives à chacune de nos entreprises et les répertorier de manière cohérente selon un protocole que nous pourrons créer et utiliser. »

Sue Bhattacharjee, directrice de la préconstruction pour la Californie du Nord, Gilbane Building Company

La collaboration dans le cloud durant la phase de préconstruction

Si la préconstruction est la pierre angulaire de la réussite d’un projet, les outils basés sur le cloud sont un élément fondamental pour assurer la concordance entre tous les acteurs. La centralisation des données permet aux équipes de collaborer en toute harmonie dès le départ pour y gagner en transparence, maîtrise des délais et vitesse d’exécution du projet.

Les avantages sont incontestables : grâce aux outils basés sur le cloud, les équipes disposent d’un accès aux informations essentielles et à leur mise à jour de façon simultanée et sont libérées des problèmes de contrôle des versions. La collaboration sur le cloud est également synonyme d’amélioration de l’efficacité et de la productivité : avec la dimension instantanée du partage de documents, des validations et de la communication, les équipes délaissent un mode de travail séquentiel au profit de la simultanéité.

Les outils et les plateformes basés sur le cloud intègrent aussi de plus en plus de fonctionnalités avancées telles que l’IA. Par exemple, la détection de conflits par cette technologie met en valeur les résultats d’un projet en identifiant rapidement les problèmes de conception, en réduisant les reprises et en optimisant les ressources, ce qui permet également de réduire les coûts et de favoriser le développement durable en minimisant le gaspillage de matériaux. Plus le secteur adopte des processus de préconstruction plus connectés et axés sur les données, plus la collaboration dans le cloud s’avère une nécessité, et non un avantage concurrentiel.

La puissance de l’interopérabilité des logiciels

Dans un bureau, une femme travaille sur des plans architecturaux sur un ordinateur.
Les logiciels intégrés et les environnements de données unifiés améliorent l’efficacité et la précision des opérations de préconstruction.

L’interopérabilité des logiciels transforme les projets du secteur AECO en permettant un échange efficace des données entre les différentes plateformes, garantissant ainsi la continuité et la collaboration tout au long de la préconstruction. Grâce à l’intégration d’outils clés comme Autodesk FormaAutodesk Construction Cloud, le modèle de données AEC, et la visualisation BIM dans Revit, les équipes travaillent plus efficacement avec des données de projet précises et en temps réel.

Par exemple, l’intégration transparente élimine la saisie redondante des données, ce qui réduit les erreurs et optimise les flux de travail. Un environnement de données unifié permet aux acteurs d’un projet de mieux optimiser la conception, la budgétisation et la planification en toute confiance. Sans compter que l’interopérabilité favorise les pratiques de conception plus durables en intégrant des outils de modélisation énergétique et d’analyse du cycle de vie dans la phase de planification, facilitant ainsi les choix écoresponsables dès le départ. Face à la complexité croissante des projets, les écosystèmes logiciels connectés sont des aspects cruciaux pour garantir l’efficacité, la précision et la durabilité de la construction moderne.

Promouvoir des environnements de données communs

Un environnement de données commun (CDE) est la pièce maîtresse pour maximiser les avantages des produits numériques durant la phase de préconstruction, garantir une collaboration transparente, réduire les inefficacités et améliorer la prise de décision tout au long du cycle d’un projet. Un CDE est une sorte de plateforme numérique centralisée et un espace de stockage des données qui regroupe toutes les informations inhérentes au processus du projet et à sa modélisation numérique. En centralisant les données du projet, les CDE facilitent les mises à jour en temps réel entre architectes, ingénieurs et entrepreneurs, minimisant ainsi les erreurs de communication et la duplication des données. Résultat : les équipes bénéficient d’une meilleure prévisibilité pour améliorer la gestion des risques et optimiser la planification.

Imaginer l’avenir de la préconstruction

Des employés installent une table dans un bureau moderne et éclectique.
Les clients de Gilbane Building Company tirent parti de l’adoption de nouvelles technologies de préconstruction. Crédit : Gilbane Building Company.

L’IA et l’apprentissage automatique continuent de transformer la phase de préconstruction en affinant davantage l’estimation des coûts, l’évaluation des risques et la précision de la planification. L’analyse prédictive aide les équipes à anticiper les problèmes potentiels avant qu’ils ne surviennent, minimisant ainsi les retards et les dépassements de budget coûteux. En parallèle, l’intégration de l’Internet des objets (IdO) améliore la collecte des données du projet et fournit un suivi en temps réel des modalités du terrain, de l’utilisation des matériaux et du comportement des équipements, ce qui facilite la prise de décisions plus éclairées avant même le début des travaux.

L’avènement des jumeaux numériques et des plateformes de collaboration basées sur le cloud dans la planification des projets poussera le secteur AECO de demain à faire davantage appel aux données. En palliant les défauts du travail manuel et en optant pour des résultats plus axés sur la durabilité, l’automatisation et la conception générative rationaliseront les flux de travail. Plus les entreprises se transformeront sur le plan numérique, plus l’avenir de la préconstruction sera marqué par une précision, une efficacité et une intégration transparente accrues à toutes les étapes du projet.

« J’espère deux choses, avance Sue Bhattacharjee, la première est la reconnaissance de l’incohérence des données et la création d’un protocole au sein du BTP auquel toutes les entreprises adhèrent et dont l’autorisation d’exercer dépend du respect des règles de fonctionnement. Quel que soit l’objet à réaliser, tous les entrepreneurs seraient rattachés au même protocole. Ces informations seront utiles à plusieurs niveaux au fil de l’évolution technologique. »

« Les clients doivent pouvoir aisément utiliser les tableaux de bord visuels au cours de la phase de préconstruction afin de participer à la gestion des opérations et prendre des décisions en toute connaissance de cause et en toute confiance. Ils appliqueront ces décisions sur le long terme et les présenteront sans hésitation à leurs équipes internes, et mettront alors en lumière le travail acharné des entreprises du BTP. »

« Si vous écoutez votre architecte, votre client et les autres intervenants du projet au lieu de juste entendre leurs mots, vous pouvez influencer la conception, le coût et le calendrier de plusieurs manières. »

Sue Bhattacharjee, directrice de la préconstruction pour la Californie du Nord, Gilbane Building Company

Se préparer pour l’avenir

L’avenir de la préconstruction repose sur une collaboration numérique fluide, où les plateformes basées sur le cloud et l’interopérabilité des logiciels éliminent les silos au profit de l’efficacité. L’adoption des outils numériques pour chaque projet dès le départ permet aux équipes d’établir des devis plus précis, de mieux gérer les risques et de rationaliser les flux de travail, ce qui se traduit par de meilleurs résultats. Bien que des défis liés à ce nouveau mode de fonctionnement subsistent, les entreprises qui accordent la priorité à la formation, aux stratégies d’intégration et à l’adhésion des dirigeants garderont une longueur d’avance dans un secteur de plus en plus compétitif.

D’ailleurs, Sue Bhattacharjee partage cinq éléments essentiels que tous les acteurs de la préconstruction devraient prendre en compte :

  1. Vous êtes responsable de la réussite de l’équipe. « Votre impact sur l’équipe dépendra toujours de votre capacité d’empathie, de bienveillance et d’écoute. Si vous écoutez votre architecte, votre client et les autres intervenants du projet au lieu de juste entendre leurs mots, vous pouvez influencer la conception, le coût et le calendrier de plusieurs manières. C’est essentiel à la réussite de votre équipe. »

  2. Le « nous contre eux » n’a plus sa place. « Je dis bien votre équipe, et ce n’est pas un hasard. Aidez le concepteur à avancer en lui posant les bonnes questions au bon moment s’il peine à prendre une décision, et si le travail d’un de vos corps de métier est au point mort, relancez-le en faisant le point avec lui. »

  3. Décrochez votre téléphone et discutez. « Renseignez-vous sur les habitudes de communication de vos interlocuteurs. Certaines personnes préfèrent une conversation sur Teams, d’autres les SMS. Fort de cette information, on vous répondra dix fois plus rapidement qu’à un e-mail. »

  4. L’honnêteté et la transparence dès le départ sont cruciales pour établir une relation de confiance dans un monde où la crainte des litiges est omniprésente. « Veillez à toujours anticiper et à appliquer la méthode PDCA (Planifier, Réaliser, Vérifier, Agir) pour pouvoir continuer à poursuivre vos activités malgré les contraintes rencontrées. »

  5. « Enfin, en tant que professionnelle de la préconstruction, les méthodes A3 et CBA (Choisir par les avantages), qui sont des outils du lean management, constituent d’excellents moyens d’affiner vos compétences durant le processus de prise de décision. »

Tandis que l’automatisation continue à changer la face de la préconstruction, le secteur doit également relever un défi de taille : la pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Afin de se préparer à la prochaine génération qui façonnera l’univers du BTP, les professionnels de l’AECO de demain doivent avoir accès à des programmes de perfectionnement, au mentorat et à une expérience pratique des outils numériques.

En investissant à la fois dans la technologie et dans le développement des capacités de leur personnel, les entreprises peuvent constituer un vivier de professionnels qualifiés, prêts à répondre aux exigences changeantes du secteur. L’heure est désormais venue pour les dirigeants de miser sur l’innovation, d’affiner leurs processus et d’investir dans l’avenir de la préconstruction et de la main-d’œuvre qui la fera progresser. 

Jon Holmes

À propos de Jon Holmes

Jon Holmes est un expert du marketing de contenu chez Autodesk, spécialisé dans le référencement et les médias. Basé dans la région de Detroit, il est rédacteur publicitaire de métier, poète philosophe et créatif dans l'âme, avec un goût prononcé pour la rédaction de textes concis, percutants et persuasifs. Avant de rejoindre Autodesk, il a favorisé l'engagement et les conversions pour des sociétés de prêts hypothécaires numériques, des start-up spécialisées dans l'IA, des applications de fabrication SAAS, etc. Par ailleurs, il aime la méditation matinale, les champignons hydne hérisson et les sauts en basket-ball.

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